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mardi 18 novembre 2008

Yahoo a éternué: reste à savoir qui va le moucher

Jerry and DaveQue l'on soit d'accord ou non avec la 'froide' analyse de Om Malik sur GigaOM, force est de constater que le départ de Jerry Yang remet l'avenir de Yahoo sur le tapis. Et par (petite) extension, l'avenir d'Internet.

On se rappellera le feuilleton Yahoo-Microsoft qui, après un buzz servi à toutes les sauces, est devenu un terrain de jeu de choix pour les trolls en tout genre avant de devenir beaucoup plus 'divertissant', à la limite de la franche rigolade. Les semaines qui vont venir risquent d'être beaucoup moins drôles pour les Internautes ainsi que les professionnels du secteur.

Ce départ est un catalyseur pour que Yahoo se fixe enfin sur la voie à suivre, une nouvelle politique, sur la question de l'acquisition ou non. Et dans le cas d'une acquisition: 'par qui'. Yahoo a éternué, reste à savoir qui va le moucher.

Mais voilà.. celui qui va moucher Yahoo peut aussi soigner Internet à sa sauce. Google, Microsoft, Yahoo.. notre bel espace de liberté et espace professionnel fait l'objet de convoitises et les poids lourds du secteur sont tous atteints de monopolisme aigu, doublé - pour ceux qui aiment manier l'arme de l'incompatibilité (des intérêts) - du syndrome de l'exclusivisme. Avec le succès (?) du web 2.0 (béta!), on voit bien que l'hallali a été sonné et comme d'habitude même ceux qui n'y croyaient pas se jettent à la curée pour tirer à soi tout le drap. Ce qui se solderait d'ailleurs par l'échec du fameux web 2.0.

La suite de ce départ de Jerry Yang est à suivre de près.

Alors, qui va moucher Yahoo? et qui va peut-être enfin pouvoir tous nous moucher par la même occasion? la quarantaine va-t'elle se renforcer ou non? glop ou pas glop?

dimanche 9 novembre 2008

Internet travaille 7j/7 et 24h/24

Vous êtes peut-être comme moi, à constater malgré les années que le monde continue de tourner même le week-end. Le microcosme Internet continue à 'fonctionner' même le dimanche, l'atmosphère est différente mais toujours aussi chargée d'activités, de productivité.

Il est vrai que si on ne se connecte que pour surfer sur le web (lire: voir quelques sites, quelques pages) ou checker son mail, on ne s'en aperçoit pas forcément.. ce qui n'est pas forcément un mal! Mais dès qu'on jette (activement) un oeil dans les différents médias sociaux tels que Twitter, FriendFeed, FaceBook et autres, çà grouille d'activité. L'ambiance est légèrement plus 'cool', il est vrai, mais les blogueurs et les sites web continuent à sortir des articles, des questions professionnelles sont posées - et répondues, les codes sources de logiciels libres sont mis à jour un peu partout dans le monde. C'est d'ailleurs la force principale des logiciels libres et autres linuxeries surtout en matière de sécurité: le monde ne dort jamais, il travaille! Comme le cerveau Humain.

Nul besoin de vous dire que j'aime particulièrement cette ambiance, qui 'me sert' d'ailleurs énormément, équilibré - surtout le week-end - par l'ambiance familiale et celle si particulière à Madagascar (pas le film: le pays!). Je le constate à chaque seconde de retour de connexion sur le Net: "besoin d'une info pour tel projet? on est là!"

Que l'on soit à Madagascar ou non, me trompé-je-t'il? Vivrai-je dans un autre monde, sans m'apercevoir que 'le vrai monde' passe en fait son temps à penser dodo, RMI, retraites? Mais qu'est-ce que le 'vrai monde' aujourd'hui, quand ce sont ces Internautes qui le changent, jusqu'à trouver des idées et s'organiser pour agir sur le terrain.. là où on n'a même pas encore entendu parler... d'Internet?

lundi 30 juin 2008

Internet mon amour, mon métier, ma vie

Cet article est un candidat tardif au blog carnival how internet matters. Une idée de Tattum hébergé sur Telomiova et dûment référencé sur Blog Carnival. Encore une bonne idée, d'autant plus que quand on croit en Internet, qu'Internet a changé et continue de changer votre vie, pourquoi ne pas le dire?
Il m'est difficile de parler de mes débuts sur Internet et de ce que la chose a changé dans mon parcours, mon présent et mon avenir, sans respecter une certaine chronologie et expliquer ce qui m'y a amené: les réseaux.

La période minitel
Fin des années 80 et surtout au tout début des années 90, alors étudiant et savant programmer en plusieurs langages, on m'a demandé si je pouvais programmer en Turbo-Pascal v3 pour développer des modules pour serveurs télématiques à base de Servotel, et apprendre d'autres macro-langages pour développer des serveurs et services minitel. Donc acte!

Je me suis vite retrouvé dans un milieu de Geeks du monde télématique français, ce qui m'a vite orienté vers les serveurs minitel accessibles via RTC. Véritables mines d'or avec tous ses réseaux de développeurs qui contribuaient à enrichir mes connaissances en la matière bien plus rapidement que mes longues et fréquentes visites dans les librairies qui vendaient des bouquins d'Informatique.
Est-il besoin de le dire, j'ai rapidement commencé à ouvrir mon premier serveur RTC, et à créer ma première boite dédiée aux réseaux, Servotel...

Le choc des BBS
Mais le minitel était exclusivement français. Pour avoir d'autres informations techniques de valeur, je devais me connecter sur des serveurs d'un genre plus ancien, norme ANSI et tout le toutim, mais contenant largement plus d'informations et bénéficiant de communautés bien plus vastes: Les BBS! Certains logiciels FreeWares étaient disponibles aux USA seulement, imaginez ce que j'ai dù dépenser comme fortune en communications en provenance de la France! Sans parler des parties effrenées de Warcraft II sur NetStadium!

J'ai alors croisé d'autres Geeks, tellement bons parmi les bons, qu'ils vous inspirent l'humilité. Lors de plusieurs rencontres entre SysOps de serveurs RTC et BBS, j'ai pu croiser 'un certain' Stéphane et 'un certain' Denis. Ils étaient à fond dans un truc qui s'appelait 'Linux'. De ces geeks qui savent vous inculquer deux choses: sois humble mais partage sans complexes tes idées et codes 'géniaux', et apprends! Quelques semaines après, je me suis décidé à acheter un bouquin livré avec un CD de Linux (Slackware 1.2.3 ;-))

1995
...n'a pas été une année ordinaire pour votre humble serviteur! J'y ai commencé par découvrir un joyau en matière de programmation et de développements RAD: Delphi. Mes Linuxeries y ont aussi vu le jour, sans jamais baisser en intensité jusqu'à ce jour. Linuxeries qui m'ont fait découvrir que les standardisations, qui ont fait d'Unix un Système d'Exploitation aussi solide, ont abouti à la possibilité de mise en réseau selon des normes très Unixiens: je me suis dit, "Maman, maintenant que je je sais tapper des 'cd /home/thierry' et autres joies des protocoles réseaux, je suis fin prêt pour essayer d'en comprendre le réseau dérivé: Internet!" 1995 et celles qui allaient venir allaient me voir dormir encore moins, les enfants! Le rythme était alors de dormir une nuit sur deux! A moi Linux, à moi les Logiciels Libres, à moi Internet! la boucle était rapidement bouclée, et un long chemin était tout tracé sans que je le sache!

Internet!
Internet en France
Que de nuits blanches! Au début je me connectais uniquement grâce à une machine sous Windows. (Ben oui, et alors? ;-)). Je ne sais plus pourquoi, mais ç'etait comme çà. Autre contradiction, le 'html' m'ennuyait, comme beaucoup de langages de type macros, en ces temps. J'étais à fond dans trois extrèmes en même temps, dont j'ai pourtant toujours vu et voulu la cohérence:
• la gestion de projets, et bientôt les outils de travail collaboratifs;
• la Communication et le Marketing pour les Entreprises;
• et enfin continuer à coder, hacker et comprendre Linux et les Logiciels GNUs d'autre part.

L'ennui profond que m'inspirait le html ne m'empêche pas de commencer à créer un homepage par-ci, un autre par là, d'autres pour servir de sandboxes et autres tests pas très montrables. Cette première connexion Internet chez WorldNet n'était pas top, mais elle était mémorable et je le sais maintenant, n'avait pas de prix.

Ma deuxième boite était en boite. Sites Internet, réseaux TCP/IP, Intranets...

Il a fallu du temps, avant que je retrouve sur le Net des communautés de la même qualité que celles que j'ai connues du temps des serveurs RTC et BBS. Mais les possibilités multimédias offertes par Internet semblaient inépuisables. Les serveurs FTP étaient des mines d'or en matière de logiciels, tant de jolis Logiciels Libres à télécharger pour compiler et étudier sur mon Linux. Les NewsGroups étaient des mines d'information. Rapidement, une nouvelle forme de marketing était en train de voir le jour.
Et tout ceci... faisable en parallele, sans avoir à se déconnecter et à passer de serveur en serveur comme du temps des RTC et des BBS! Vous rendez-vous compte? Une révolution! Mes [manies organisationnelles et informationnelles] allaient devoir connaître de profondes mutations!

Internet... comme du temps des RTC et BBS, il a fallu se battre, aussi. Comme quand une nouvelle loi allait être votée, toujours en France, pour mettre dans toutes les prises téléphoniques de tous les foyers français un petit truc qui nuisait discrètement à la vie privée.

Internet... Microsoft n'y a pas cru, et s'y est lancé avec beaucoup de retard en détournant la technologie et JavaScript, tout le toutim. Des luttes tytanesques entre Microsoft Explorer et Netscape Navigator. Et mon Delphi préféré, avec son extraordinaire et efficace langage Pascal-Objet, qui me poussait à développer des Active-X. JavaScript a survécu et est devenu un des piliers du web2.0. Internet est encore la scène de ces luttes de chapelles qui n'apportent pourtant rien aux Clients de ces m'sieurs-dames, mais peut-être beaucoup pour nous tous utilisateurs d'Internet pour que les méga-monopoles et la pensée unique n'en arrêtent pas la créativité. La bulle a éclaté, certains pensaient même que tout Internet allait fermer ses portes. La dénomination de 'hacker' ne représentait plus un 'gentil codeur/développeur' sous Linux et spécialiste en sécurité, avec son éthique de chevalier protecteur d'Internet et des Technologies faites pour faire avancer le Monde, les êtres Humains: une lente, sournoise mais efficace campagne de communication, mais qui a réussi: un très fort amalgame est maintenant fait entre les 'gentils hackers' et les 'méchants crackers'. Internet y est aussi pour quelque chose, faute à ces méchants crackers. Que de jours et de nuits passés à les chasser!

Internet à Madagascar
Internet, mon amour et mon métier, allait encore changer ma vie. Les évenements de 2001/2002 à Madagascar. Pestant contre la presse Française qui ne relayait qu'une facette des informations concernant ce qui se passait à Madagascar, contrairement à tous les sons de cloches que j'entendais partout ailleurs dont sur Internet (si peu) que je guettais, guettais! Les sons de cloches étaient différents, ce qui n'est pas forcément un mal. Mais trois choses étaient sùres: les choses n'allaient pas bien à Madagascar, la Communication devait être améliorée car si "le monde saît" les diplomates sont obligés de voir la réalité en face, et enfin, une conscience taraudante du fait que si Internet était coupé à Madagascar çà allait être une hécatombe.

J'ai été contacté pour mettre rapidement sur pied le Site Internet du Gouvernement. J'ai accepté, même s'il fallait être sur place et que mon fils n'avait que quelques mois. Avec le peu d'affaires que j'ai pu emmener dans l'avion, le portable Toshiba (AMD500) avec Mandrake Linux dessus. Vite, bien, sécurisé... le premier jet du Site Internet a commencé dans l'avion: architecture LAMP, serveur apache du portable, et le CMS Php-Nuke. Jusqu'à la fin de la crise, la façade du site devaît être sous-forme de blog, entre autres il devait aussi intégrer un forum de discussion tout en servant de portail. Jusqu'en 2005, année qui m'a vu quitter l'Administration, l'utilisation de CMS libres et sécurisés y était de mise avec notamment un passage à Mambo pour les Sites des Colloques Gouvernementaux et du R.R.I, proposition bienvenue de membres de l'équipe. Période où j'ai pu commencer à constater qu'en matière d'Internet et de Logiciels Libres, le vivier de compétences dont dispose Madagascar était énorme, réel, au-delà de mes espérances quand j'en parlais quelques mois auparavant lors de la conférence organisée par la Hetsika Diaspora!

Vous l'avez compris... les Technologies Internet n'allaient pas me laisser comme çà. Je ne suis pas revenu en France, ayant constaté dès le premier jour de mon retour à Madagascar que leur utilisation dans l'Administration avait besoin de sérieux efforts. Comment parler de reporting, de Suivi-Evaluation, de productivités et de réformes de l'Administration, combatre la pauvreté, sans Intranet de l'Etat? Comment laisser le "vieux matériel" avec de vieux Systèmes d'Exploitation, sans être convenablement exploités, quand on sait que le personnel manque de matériel et que Linux et les Logiciels Libres font très bien l'affaire dans beaucoup de cas? Quand on sait que les Logiciels Libres et les Technologies Internet sont salvateurs et possibles pour les Pays comme Madagascar?

De discussions et actions purement Techniques, en celles beaucoup plus Stratégiques, Internet à Madagascar ne sera pas le moulin de Don Quichote. Qu'importe, si les drafts d'antan concernant les réformes dans ce secteur, notamment en matière de régulation, ont été finalisés et appliqués différement après 2005. Le plus important est que les Malgaches continuent à se propulser sur Internet comme ils le font déjà, qu'Internet à Madagascar soit synonyme de liberté d'expression et de progrès. Aujourd'hui, l'important est que nous sommes maintenant en 2008, année charnière pour le secteur, d'importance considérable donc pour les Malgaches. Bonne fête de l'Internet, Madagascar! On y croit!

Maintenant, demain, toujours
Les évolutions de ces dernières années ancrent Internet plus que jamais comme étant mon métier, ma passion, profondément ancré dans ma vie.

  • Les blogs sont reconnus à leurs justes valeurs en matière de Communication et de Marketing, directs ou indirects;
  • Les communautés, techniques ou non, bénéficient d'outils accessibles qui accélèrent le progrès dans tous les domaines;
  • La créativité et la bande passante permettent depuis un moment l'explosion des supports tels que les réseaux sociaux pour les photos (ex: sur flicker) et les vidéos (ex: sur Seesmic).
  • Les secteurs Technologiques ont toujours dù être au top en matière de Gestion de Projets. Les Technologies Internet favorisent les outils de travail collaboratifs, de productivité et autres ERP/CRM pour les Entreprises. Nous y sommes. Madagascar aussi.
  • Comme avec les Logiciels Libres et les Linuxeries, les réseaux sociaux prouvent qu'il est possible de se dire soi-même "partage, aide les autres et les autres t'aideront". Source d'Information et d'opportunités inépuisables pour les pauvres êtres Humains imparfaits et incomplets que nous sommes! Partager ses signets], mémos et carnet d'adresse de sites web, permet de découvrir les Informations que d'autres personnes partagent dans les mêmes centres d'intérêts. Lever le pouce pour des Sites et articles de valeurs (sur StumbleUppon) n'apporte pas uniquement les avantages de ce système de partage gagnant-gagnant, mais permet aussi de bénéficier d'un Système Expert qui va de plus en plus affiner ses connaissances de ce qui vous intéresse afin de vous servir sur un plateau des Informations de valeur. Signalez sur Twitter les activités que vous voulez afin d'y attirer l'attention, etc... Bref, partagez vos informations comme sur FriendFeed et sur MyBlogLog, et vous en aurez jusqu'à n'en plus pouvoir!

Internet a profondément changé ma vie, ma trajectoire, et je crois bien qu'il en sera toujours ainsi. Internet citoyen, mais aussi espace professionnel et récréatif. Mon Internet à moi. Notre Internet à nous. C'est bien parti pour toute une vie. Voire plus, car affinités.

jeudi 6 septembre 2007

Democracy index | Liberty and justice for some | Economist.com

La sortie de ce classement des Pays par 'ordre de Démocratie' ne semble pas avoir eu un écho considérable dans les médias 'traditionnels', ni les pours ni les contres, en tout cas vu d'ici à Madagascar.

N'empèche: vecteur d'Information majeur, Internet réflette naturellement, et bien plus directement que les autres supports, nos préoccupations. La Démocratie en est une importante, d'où l'engouement sur le web et dans la blogosphère pour cet article de 'The Economist', constatez-le vous-même en googlant un peu. Même si digg n'a pas eu le soubresaut qu'on aurait pu en attendre, les commentaires et autres analyses vont bon train: ce que l'on pourrait nommer la "Netocratie" va bien.

Un tel classement peut toujours susciter la polémique, notamment sur la méthodologie utilisée. Il n'en est pas moins que les cinq indicateurs choisis ("electoral process and pluralism; civil liberties; the functioning of government; political participation; and political culture") semblent cohérents... même si certaines notes qui y correspondent peuvent étonner, comme dans le cas de Madagascar où ma première réaction a été de me demander s'ils n'ont pas interverti les chiffres des indicateurs par mégarde.

Madagascar est d'ailleurs classé 85ème, parmi les "Hybrid Regimes".

Vous trouverez l'article et le classement des Pays par ordre de Démocratie sur le Site de "The Economist". Idem pour le rapport complet, incluant la méthodologie au format pdf.

Que penser de ce genre de classements? Il n'en est pas moins qu'une absence d'études et de classements serait intolérable. Pour la Démocratie.

mardi 7 août 2007

Comment nos manies organisationnelles et informationnelles créent le Système

cwroblew nous fait part de ses petites manies organisationnelles, dans What Blogs Do You Read Daily: "I opened up the tabs in a browser window (SeaMonkey in case you're interested), so that I could read them throughout the day. All eighteen of them! Eighteen? Who can keep up with eighteen blogs?"

Simple boulimie d'Informations? non. Nous vivons une époque où les moteurs de recherches d'Informations sont indispensables. Elles nous renvoient vers des blogs spécialisés qui vont nous fournir l'information manquante pour que nous puissions accomplir notre travail. Nous marquons comme favoris les blogs qui nous semblent utiles et intéressants, en fin de compte ceux qui font partie de nos centre d'intérets: si le social bookmarking éxiste ç'est que nous en avions... besoin. Encore un petite pas et on se rend compte que l'ont fait partie en fin de compte d'une communauté partageant les mêmes centres... d'Informations. Le Web social, renaissance et renouveau des fameux Systèmes Sociaux. Nous devons tellement les partager, ces Informations, que nous nous retrouvons acteurs. Le web 2.0 est né, et nous le fabriquons tous, de manière consciente ou non, que nous le voulons ou non.

Devant toujours améliorer notre organisation Informationnelle, devant (voulant!) toujours tout résoudre le plus rapidement possible, il nous est devenu impossible de vivre sans ces milliers de tonnes d'Informations à portée de clics. Et les développeurs de logiciels et de sites webs ont depuis longtemps comme métier principal de rivaliser d'imagination pour nous faciliter cette tâche: l'Information, centre du logiciel, centre du web, centre du Monde. Le plus rapidement possible, le plus éfficacement possible, le plus "Informationaholic" possible. Ce que j'appelle les googleries éxistent parce que nous en avions besoin.

Contrairement à cwroblew, je suis arrivé à me limiter à n'ouvrir que 7 onglets au lancement de Firefox, sur cette machine. Dans la journée, 4 onglets sur une des machines Linux. Encore 4 onglets sur une autre machine. Pas toujours sur les mêmes sites.

Mais quand on regarde bien, le questionnement doit aller plus loin que celui proposé par cwroblew (x onglets sur x blogs):

  • les Systèmes d'Exploitation tels que Linux nous offrent dès l'installation toute une plétore de logiciels pour gérer l'Information, et nous permettent en 3 clics (pas plus!) d'en installer de nouveaux.
  • Les aggrégateurs d'Informations comme iGoogle / GoogleReader, NetVibes font partie des Sites ouverts d'emblée sur mes Firefox. L'Information à portée de mains, oui. Mais aggrégée pour que cette boulimie nous donne un semblant d'intelligence et organisation.
  • Dans le même rayon, j'ai toujours un logiciel aggrégateur de flux RSS ou Atom qui tourne tout seul dans son coin.
  • Les Googleries sont bel et bien la preuve que le système d'onglets permettant de rechercher et d'exploiter l'Information sur plusieurs Sites en même temps (fonctionnalités fournis par bon nombre de navigateurs sous Linux depuis bien longtemps, soit dit au passage), est... insuffisant: les Googleries nous ramènent à la base, à savoir que qui dit Information dit Système. Les offres de Google et maintenant de bien d'éditeurs ne se limitent pas à un logiciel ou à un Site: ils forment un Système. D'Information. D'Organisation.

Le temps est révolù où on n'avait qu'un seul moyen de s'informer. Se laisser aller à ouvrir trop d'onglets dès le lancement du navigateur n'est pas forcément productif. Je me retrouve d'ailleurs facilement avec le double d'onglets après une heure de travail: 2 super-aggrégateurs, 1 de test, 2 accès administrateurs, 2 sur moteurs de recherches, d'autres sur des articles techniques (déboggages, trucs et astuces, wiki etc...). C'est déjà trop. Car ce n'est pas tout: nous avons maintenant d'autres outils... indispensables. Tout un Système qui se construit jour après jour pour mieux nous servir. Oui. Mieux nous submerger aussi si nous ne faisons pas attention.

Fût un temps, la "lecture rapide" était indispensable pour devenir un bon cadre. Lire et intégrer rapidement un bouquin par éxemple. Révolù. Il m'est depuis longtemps impossible de lire moins de deux bouquins différents dans une même période: au moins un de poche et un magazine. Encore plus d'Informations dans la poche depuis une dizaine d'années, avec l'apparition du Palm Pilot et autres PDA. Entre les deux, le PC donne actuellement naissance à de plus en plus de Systèmes d'accès à l'Information.

Enfin, "s'informer", trouver l'Information ne suffit pas. Il convient de la stocker, de manière organisée.

La question n'est même plus "combien de blogs lis-tu"? Elle est devenue "combien de sous-systèmes différents forment ton Système d'Information"? Beer! Au secours!

Et je ne me soigne toujours pas. Enfin... juste un peu: à la fin de cet article il me reste 16 onglets d'ouverts dans Firefox, après en avoir fermé quelques-uns.

lundi 9 juillet 2007

"Live Earth" sur le web

Ca y est! Live Earth, mega-concert de 24h dans le monde entier, s'est terminé, comme vous pourrez le lire sur TF1/LCI.
Après le Live8, il s'agit cette fois-ci d'une initiative de Al Gore destinée à "sensibiliser l'opinion aux dangers du réchauffement climatique". L'évenement a été diffusé à la télévision partout dans le monde, mais en toute logique beaucoup plus encore sur Internet, LE média mondial. Comme tout évenement d'importance, Live Earth a largement bénéficié du socle Internet et de son panel de types de médias (texte, photo, vidéo...). Jugez-en plutôt:

Les blogs ne sont pas en reste, et vous y dénicherez comme d'habitude du contenu aussi interressant qu'exclusif:
Le Live Earth a permis de réunir des légendes, des poids lourds et des artistes phares tels que Linkin Park, UB40, Rihanna, Snoop Dogg, Bon Jovi, Melissa Etheridge, Smashing Pumpkins, The Police (oui oui!), Genesis, Red Hot Chili Peppers, James Blunt, Spinal Tap et Madonna, cette dernière ayant d'ailleurs sorti une chanson concoctée spécialement pour l'occasion: "Hey you!".

Comme je le disais, la couverture (ç'est le cas de le dire) par MSN était, et va surement rester énorme, avec notamment la diffusion en direct (Ces extensions de fichiers '.htm' me font toujours un peu sourire... sans méchanceté aucune... me rappelent quand Dos/Windows ne supportait pas les noms de fichiers longs. Merci aux concepts venus tout droit d'Unix et donc Internet, on l'a échappé belle: imaginez-vous les URLs de votre site composé de 12 caractères maximum?). Je disais, l'engagement de MSN semble avoir été de poids dans tout ceci, et Microsoft va même jusqu'à vous expliquer qu'en téléchargeant Windows Live Messenger, vous allez sauver (tout le) monde. Vous avez raison, "je n'en sais rien", je préfère ne pas savoir. Je me tairai donc sur ce sujet! Je dirais (remarquez bien l'utilisation du conditionnel) juste quelques mots: qu'ils laissent donc les pingouins tranquiles, pour commencer: ce ne sont pas des animaux domestiques ;-)

Notez que The Environmental Blog, pourtant très dynamique, ne parle pas de l'évènement. (Tiens, tiens!). Vous y apprendrez par contre que la Banque Mondiale a annoncé que la polution tue 460.000 personnes par an en Chine.

Faites-nous part des Sites et blogs que vous trouvez interessants concernant Live Earth.